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Wonderland         Pays des merveilles

    

In fact what I'm going to show you here comes from the book "Through the Looking-glass", and not "Alice in Wonderland", but this very special example of translating skill remains a real wonder.

A vrai dire, ce que je vous présente ici est tiré du livre << De l'autre côté du miroir >>, et non << Alice au pays des merveilles >>, mais cet exemple très particulier de l'art du traducteur reste une vraie merveille.

Translating purely invented words into another language requires a lot of work and imagination, for the original "nonsense" words have sounds that convey exactly what Lewis Carroll wanted to say.

Traduire des mots qui ont été purement et simplement inventés, exige un travail important et une bonne imagination, car ces mots de "non-sens" emploient des sons qui transmettent, au plus juste, le sens que voulait leur donner Lewis Carroll.

Have fun reading (and understanding) Jaberwocky.

Amusez-vous à lire (et à comprendre) Jabberwocheux et Jabberwock, traductions de H. Parisot,
ou bien la traduction Jaseroque, de Frank L. Warren.

<< De l'autre côté du miroir >>, 1871, de Lewis Carroll (Charles Lutwidge Dodgson), 1832-1898.

"Through the Looking-glass", 1871, by Lewis Carroll (Charles Lutwidge Dodgson), 1832-98.

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JABBERWOCKY  by Lewis Carroll

'twas brillig, and the slithy toves

Did gyre and gimble in the wabe;

All mimsy were the borogoves,

And the mome raths outgrabe.

 

"Beware the Jabberwock, my son!

The jaws that bite, the claws that catch!

Beware the Jujub bird, and shun

The frumious Bandersnatch!"

 

He took his vorpal sword in hand:

Long time the manxome foe he sought--

So rested he by the Tumtum tree,

And stood awhile in thought.

 

And as in uffish thought he stood,

The Jabberwock, with eyes of flame,

Came whiffling through the tulgey wood,

And burbled as it came!

 

One, two! One, two! And through and through

The vorpal blade went snicker-snack!

He left it dead, and with its head

He went galumphing back.

 

"And has thou slain the Jabberwock?

Come to my arms, my beamish boy!

O frabjous day! Calloh! Callay!"

He chortled in his joy.

 

'twas brillig, and the slithy toves

Did gyre and gimble in the wabe;

All mimsy were the borogoves,

And the mome raths outgrabe.

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Voici une des traductions d'Henri Parisot :
Here's one of Henri Parisot's translations:

JABBERWOCHEUX

C'était grilheure ; les slictueux toves,

Sur l'alloïnde gyraient et vriblaient ;

Tout flivoreux vaguaient les borogoves,

Les verchons fourgus bourniflaient.

 

« Au Jabberrouoc prends bien garde, mon fils !

À sa griffe qui mord, à sa gueule qui happe !

Gare l'oiseau Joubjoub, et laisse

En paix le frumieux Bandersnatch ! »

 

Le jeune homme, ayant pris sa vorpaline épée,

Longtemps cherchait le monstre manxiquais,

Puis, arrivé près de l'arbre Tépé,

Pour réfléchir un instant s'arrêtait.

 

Or, tandis qu'il lourmait de suffêches pensées,

Le Jabberrouoc, l'oeil flamboyant,

Ruginiflant par le bois touffeté,

Arrivait en barigoulant !

 

Une, deux ! une, deux ! Voici que, d'outre en outre,

Le glaive vorpalin virevolte : flac-vlan !

Il terrasse la Bête, et, brandissant sa tête,

Il s'en retourne galomphant.

 

« Tu as donc tué le Jabberrouoc !

Dans mes bras, mon fils rayonnois !

O jour frabieux ! callouh ! calloc ! »

Le vieux glouffait de joie.

 

C'était grilheure ; les slictueux toves,

Sur l'alloïnde gyraient et vriblaient ;

Tout flivoreux vaguaient les borogoves,

Les verchons fourgus bourniflaient.

Source : Henri Parisot, Lewis Carroll, Éditions Pierre Seghers, 1965

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Voici une autre traduction d'Henri Parisot :
Here's another Henri Parisot translation:

JABBERWOCK

Il était grilheure; les slictueux toves

Gyraient sur l'alloinde et vriblaient:

Tout flivoreux allaient les borogoves;

Les verchons fourgus bourniflaient.

 

« Prends garde au Jabberwock, mon fils !

A sa gueule qui mord, à ses griffes qui happent !

Gare l'oiseau Jubjube, et laisse

En paix le frumieux Bandersnatch ! »

 

Le jeune homme, ayant pris sa vorpaline épée,

Cherchait longtemps l'ennemi manziquais...

Puis, arrivé près de l'Arbre Tépé,

Pour réfléchir un instant s'arrêtait.

 

Or, comme il ruminait de suffêches pensées,

Le Jabberwock, l'oeil flamboyant,

Ruginiflant par le bois touffeté,

Arrivait en barigoulant.

 

Une, deux! Une, deux! D'outre en outre !

Le glaive vorpalin virevolte, flac-vlan !

Il terrasse le monstre, et, brandissant sa tête,

Il s'en retourne galomphant.

 

« Tu as donc tué le Jabberwock !

Dans mes bras, mon fils rayonnois !

O jour frabieux! Callouh! Callock ! »

Le vieux glouffait de joie.

 

Il e'tait grilheure; les slictueux toves

Gyraient sur l'alloinde et vriblaient :

Tout flivoreux allaient les borogoves 

Les verchons fourgus bourniflaient.

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Voici une traduction américaine :
Here's an American translation:

JASEROQUE

Il brilgue: les tôves lubricilleux

Se gyrent en vrillant dans le guave.

Enmîmés sont les gougebosqueux

Et le mômerade horsgrave.

 

« Garde-toi du Jaseroque, mon fils !

La gueule qui mord; la griffe qui prend !

Garde-toi de l'oiseau Jube, évite

Le frumieux Band-à-prend ! »

 

Son glaive vorpal en main il va-

T-à la recherche du fauve manscant;

Puis arrivé à l'arbre Té-Té,

Il y reste, réfléchissant.

 

Pendant qu'il pense, tout uffusé,

Le Jaseroque, à l'oeil flambant,

Vient siblant par le bois tullegeais,

Et burbule en venant.

 

Un deux, un deux, par le milieu,

Le glaive vorpal fait pat-à-pan !

La bête défaite, avec sa tête,

Il rentre gallomphant.

 

« As-tu tué le Jaseroque ?

Viens à mon coeur, fils rayonnais !

Ô Jour frabbejeais ! Calleau! Callai! »

Il cortule dans sa joie.

 

Il brilgue: les tôves lubricilleux

Se gyrent en vrillant dans le guave.

Enmîmés sont les gougebosqueux

Et le mômerade horsgrave.

Source : Frank L. Warren, The New Yorker, le 10 janvier, 1931
Source : Frank L. Warren, The New Yorker, January 10, 1931

 

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